Coalition mondiale pour la sécurité alimentaire

De nouvelles recherches confirment les effets stupéfiants du gaz sur la santé : il est temps d’agir !

Il est présent partout : Le New York Times; Bloomberg; The Guardian; Le Daily Mail. La liste est longue. Si l’on se demandait si le monde se préoccupe des effets dévastateurs de la cuisson au gaz, le lancement de la campagne de sensibilisation de l’Union européenne à l’utilisation du gaz naturel dans l’agriculture et la sylviculture a été une réussite. Le récent rapport de l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA) sur les effets néfastes sur la santé et les coûts économiques de la cuisson au gaz nous a donné la réponse.

Les statistiques sont choquantes : des chercheurs de l’université Jaume 1 en Espagne ont conclu que 40 000 Européens meurent prématurément chaque année à cause de la pollution causée par les cuisinières à gaz et que cela coûte au Royaume-Uni et au continent plus de 142 milliards d’euros par an.

L’étude mérite d’être soulignée non seulement parce qu’elle donne à réfléchir, mais aussi parce qu’elle est très complète. Par exemple, plutôt que de limiter l’analyse à des pays clés, les données du Royaume-Uni et de 27 pays européens ont été examinées à la loupe.

Cette approche est importante. Nous savons que dans l’ensemble, les plaques de cuisson au gaz sont présentes dans 33 % des ménages de l’Union européenne et 54 % au Royaume-Uni, mais que dans des pays comme l’Italie et la Hongrie, ce chiffre peut atteindre plus de 60 %. Il est essentiel de tenir compte de ces différences lorsque l’on tire des conclusions pour l’ensemble de l’Europe. Chacune des composantes de l’étude reflète ce niveau de rigueur scientifique.

Le rapport de l’EPHA et d’autres études similaires montrent qu’il est logique que les grands promoteurs immobiliers, les gouvernements et les organisations de santé s’efforcent d’éliminer les combustibles fossiles des nouveaux projets et de moderniser les bâtiments existants pour qu’ils n’en contiennent plus. Pour la Global Cooksafe Coalition (GCC), il s’agit d’impacts sanitaires, économiques mais aussi environnementaux. Alors que le monde s’achemine vers le “net zero”, l’électrification des bâtiments est la voie la plus directe, la plus rentable et la plus efficace.

Au CCG, nous reconnaissons que lorsque des recherches sont effectuées dans un endroit, les conclusions sont toujours pertinentes dans d’autres. Par exemple, en Australie, 38 % des ménages utilisent encore le gaz pour cuisiner et les Australiens passent 90 % de leur temps à l’intérieur. On peut s’attendre à ce que la recherche locale montre des impacts sanitaires et économiques similaires dans ce pays également.

Quel que soit le pays où vous vous trouvez, la cuisson au gaz a des conséquences sanitaires et économiques considérables qui doivent être prises en compte. La coopération avec de grands partenaires immobiliers, comme le fait Cooksafe, permet d’y remédier en partie, mais la politique et la réglementation ont également une place importante à jouer.

L’Australie, comme l’UE, n’a pas de normes reconnues en matière de qualité de l’air intérieur. Peut-être que si ces normes étaient appliquées dans le monde entier, les dangers de la cuisson au gaz seraient mis en évidence plus régulièrement et les acheteurs de nouvelles tables de cuisson opteraient systématiquement pour des alternatives électriques plus saines.

Il existe également des options en termes de normes de ventilation, de codes de construction et de mécanismes de planification locale. Chaque petit élément – ainsi que de nouvelles recherches novatrices comme celles menées par l’EPHA et d’autres – a un rôle à jouer pour que l’avenir de la cuisine soit électrique.